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Sommaire exécutifs

Jul 2, 2024

3 min à lire

Allégations non fondées de violation de propriété intellectuelle en ligne : ça peut se retourner contre vous !

En début d’année, la décision Keezio Group, LLC c. The Shrunks’ Family Toy Company inc., de la Cour suprême de Colombie-Britannique, nous donnait un bon exemple de l’application du paragraphe 7a) de la Loi sur les marques de commerce, qui interdit toute déclaration fausse ou trompeuse tendant à discréditer l’entreprise, les produits ou les services d’un concurrent. 

Une décision importante pour les entreprises présentes sur les plateformes de vente en ligne

Les leçons de cette décision sont d’un intérêt particulier pour toute entreprise qui effectue des activités commerciales sur les plateformes de vente en ligne.

Des allégations de violation de propriété intellectuelle jugées fausses par la Cour

Dans cette affaire, la défenderesse, The Shrunks, avait notamment publié sur la plateforme Amazon, où les parties vendent toutes deux leurs produits, un commentaire négatif sans fondement à l’encontre de la demanderesse Keezio. Le commentaire en question accusait cette dernière de copier les produits de The Shrunks et de violer ses droits de propriété intellectuelle. The Shrunks avait également formulé des plaintes contre Keezio et demandé que ses produits soient retirés de la plateforme, conformément aux modalités d’Amazon. Les plaintes alléguaient que Keezio avait violé les droits de The Shrunks dans ses marques et ses droits d’auteur, et avaient entraîné le retrait temporaire des produits de Keezio de la plateforme. Ces allégations ont par la suite été jugées fausses par la Cour. 

Le retrait des produits d’Amazon a entraîné des pertes financières

Dans son recours, Keezio argumentait donc que ces plaintes infondées lui avaient causé des pertes de profits. En effet, le fait que ses produits aient été retirés de la plateforme Amazon l’empêchait de conclure des ventes.

Le retrait d’un produit sur Amazon peut constituer un acte de discrédit

Il est intéressant de noter que, dans sa décision, le juge a considéré que le retrait des produits de Keezio par Amazon constituait une preuve suffisante de discrédit pour que le paragraphe 7a) de la Loi sur les marques de commerce s’applique. C’est sur cette base que des dommages de presque 25 000 $ US ont été accordés à Keezio. La Cour n’a toutefois pas accordé les dommages punitifs demandés parce qu’il n’a pas été démontré que la partie défenderesse savait que ses allégations de violation de propriété intellectuelle étaient fausses (les allégations s’appuyaient sur une mauvaise compréhension de la portée des droits de propriété intellectuelle en cause).

Les risques liés aux fausses allégations de contrefaçon en ligne

Cette décision nous enseigne qu’il est possible de sanctionner les fausses allégations diffusées en ligne entraînant des répercussions réelles sur les activités d’une entreprise concurrente, et que les conséquences de telles déclarations peuvent être onéreuses, particulièrement si l’on peut démontrer que les fausses allégations ont été faites en sachant qu’elles étaient fausses. Par conséquent, avant de demander à une plateforme de retirer le produit d’un concurrent que l’on croit contrefait, une analyse par un professionnel compétent est recommandée. 

Obtenir des conseils en matière de propriété intellectuelle et de commerce électronique

Notre équipe en propriété intellectuelle accompagne les entreprises dans la protection et la gestion stratégique de leurs marques de commerce sur les plateformes de commerce électronique, notamment en matière de contrefaçon, de signalement de violations et de protection des actifs numériques. N’hésitez pas à communiquer avec nos professionnels pour évaluer vos recours ou sécuriser votre présence en ligne.