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Sommaires exécutifs 22 janv. 2019

Outil flexible pour accompagner la croissance d’une entreprise: la dette mezzanine

La complexité et multiplicité des différents outils disponibles pour financer une entreprise ne permettent pas toujours d’en comprendre la pertinence et les avantages propres à chacun. La dette mezzanine fait partie de ces méconnus et nous tenterons de démystifier le tout.

Un outil de financement très flexible

Aussi appelée « dette subordonnée », la dette mezzanine se définit comme étant une créance payable après le règlement des dettes prioritaires (nous parlons ici de la créance et non des sûretés pour garantir ladite créance). Il ne faut pas associer la dette subordonnée au rang des sûretés garantissant les dettes. La dette subordonnée nécessite un taux d’intérêt plus élevé parce que le risque pour le prêteur est également plus élevé. C’est un outil de financement intermédiaire entre les capitaux propres et la dette sénior (bancaire). Elle peut ou non être convertible en actions.

La dette mezzanine peut être utile et utilisée pour le rachat d’actionnaires, pour un projet d’expansion, pour le financement de la relève, pour un projet d’acquisition ou toute croissance de l’entreprise.

Pourquoi se tourner vers la dette mezzanine?

Pour une entreprise, la dette mezzanine comporte plusieurs avantages dont de ne pas diluer, ou très peu, ses actionnaires. Elle optimise le capital déjà investi en permettant, possiblement, d’augmenter le gain sur les capitaux qui seraient nécessaires lors d’une acquisition.

La dette mezzanine ou dette subordonnée a un plus long terme que la dette traditionnelle ce qui donne de la flexibilité et de l’oxygène à l’entreprise.

Souvent, le remboursement est en fonction du flux de trésorerie ce qui permet d’effectuer un effet de levier pendant la croissance de l’entreprise, avant l’échéance de la dette subordonnée. Il est possible également de négocier des moratoires sur le remboursement du capital ce qui accroît l’effet de levier. L’effet combiné des avantages crée beaucoup de flexibilité sur le plan financier.

Au niveau comptable, la dette subordonnée est considérée comme de la quasi équité et est favorable dans les ratios financiers exigés autant par les prêteurs séniors que les prêteurs subordonnés ou tout autre investisseur de l’entreprise. De surcroît, dans certaines circonstances, l’investisseur peut apporter également son expertise à l’entreprise soit à titre d’administrateur, d’observateur ou de simple conseiller. La dette mezzanine est habituellement consentie sans garantie sur les actifs de l’entreprise ce qui représente un net avantage si les crédits séniors sont garantis par l’ensemble des actifs existants.

Un des désavantages de la dette subordonnée est son taux d’intérêt plus élevé qu’un crédit traditionnel. Ce désavantage est toutefois atténué par la déductibilité des intérêts sur le revenu. Le prêteur pourrait également requérir des bons de souscription lors de certains événements ou étapes de croissance de l’entreprise considérant les cycles que le financement aura permis d’atteindre pour l’entreprise.

Conclusion

Finalement, la dette mezzanine peut être vue comme une étape de financement dans la croissance de la vie de l’entreprise. Elle s’avère être un outil utile et une alternative à considérer entre un financement traditionnel et une injection d’équité. Elle permet aux actionnaires existants de faire croître l’entreprise sans dilution de leurs investissements et ainsi obtenir un meilleur rendement sur leur investissement initial lors d’étapes subséquentes importantes.

 

Pour en savoir davantage sur les différents outils de financement, inscrivez-vous à notre Forum stratégique sur le financement d’entreprises qui se tiendra le mardi 19 février 2019 à Montréal et à Québec.