
- Analyses et perspectives
- 13 mars 2026
- 3 min à lire
Repreneuriat au féminin : un levier déterminant pour la relève
Le Québec s’apprête à traverser l’une des plus importantes vagues de transferts d’entreprises de son histoire.
Près de 50 000 entrepreneurs envisagent de céder leur entreprise au cours des prochaines années, alors qu’une proportion importante ne dispose toujours pas de plan de relève formalisé.
Dans ce contexte, une réalité interpelle : les femmes ne représentent qu’environ 26 % des repreneurs d’entreprises au Québec.
Cette situation dépasse la seule question de l’équité et soulève un enjeu économique majeur.
Le Québec mobilise-t-il pleinement son potentiel entrepreneurial pour assurer la pérennité de ses entreprises?
Une vague de transferts qui transforme la relève entrepreneuriale
Les PME occupent une place importante dans l’économie québécoise. Avec le vieillissement des dirigeants, les besoins en transfert d’entreprise augmentent rapidement, ce qui place la question de la relève au cœur des enjeux économiques des prochaines années.
Lorsqu’une entreprise ne trouve pas de repreneur, les conséquences peuvent être importantes : fermeture d’activités, perte d’emplois, disparition d’expertises et affaiblissement du dynamisme économique régional.
À l’inverse, chaque reprise d’entreprise réussie contribue à préserver des emplois, maintenir des chaînes d’approvisionnement et assurer la continuité de savoir-faire développés parfois depuis plusieurs décennies.
Le repreneuriat constitue également une voie entrepreneuriale particulièrement solide. Les données montrent que les repreneurs sont nombreux à vouloir faire évoluer le modèle d’affaires après l’acquisition d’une entreprise : 50,3 % d’entre eux prévoient transformer ou adapter le modèle d’affaires dans les années suivant l’acquisition, comparativement à 44,7 % des entrepreneurs qui créent une entreprise. (Source : Indice entrepreneurial québécois, Réseau Mentorat et Repreneuriat Québec)
La reprise ne consiste donc pas uniquement à assurer la continuité d’une organisation existante : elle peut aussi devenir un levier d’innovation et de croissance.
Élargir le bassin de repreneurs potentiels devient un enjeu stratégique pour l’économie québécoise.
Le repreneuriat au féminin apparaît ainsi comme une occasion encore largement sous-exploitée pour soutenir la pérennité des entreprises et renforcer la diversité de l’écosystème entrepreneurial.
Un potentiel entrepreneurial encore sous-exploité
Dans ce contexte de transferts d’entreprises, la place des femmes dans la reprise d’entreprises demeure limitée.
Entre 2015 et 2022, la proportion de transferts réalisés par des femmes est demeurée stable autour de 26 %, malgré une augmentation du nombre total de repreneuses.
(Source : Statistique Canada et Observatoire de Repreneuriat Québec)
Autrement dit, même si davantage de femmes reprennent des entreprises, leur poids relatif dans la relève entrepreneuriale évolue peu.
Ce constat contraste avec la place croissante qu’occupent les femmes dans l’économie québécoise. Elles dirigent des organisations, occupent des postes de direction, investissent et contribuent activement à la croissance de nombreux secteurs d’activité.
Alors que la relève entrepreneuriale devient un enjeu majeur pour l’économie québécoise, une question stratégique se pose : pourquoi une part aussi importante du potentiel entrepreneurial demeure-t-elle encore sous-mobilisée dans la reprise d’entreprises?
Pourquoi les femmes reprennent encore moins d’entreprises
Pour mieux comprendre les obstacles qui freinent encore la reprise d’entreprises par les femmes, une table ronde consacrée au repreneuriat féminin a été organisée par BCF Avocats d’affaires, Repreneuriat Québec et Aviseo Conseil.
Réunissant des acteurs de l’écosystème entrepreneurial, cette rencontre a permis d’identifier plusieurs enjeux observés sur le terrain :
- les défis de conciliation entre responsabilités professionnelles et personnelles
- la persistance de stéréotypes dans les processus de transfert d’entreprises
- une perception accrue du risque et un manque de confiance chez certaines repreneuses potentielles
- un accès parfois plus limité au financement et aux réseaux d’accompagnement
- une faible sensibilisation aux occasions de reprise d’entreprises
- des obstacles structurels liés à la complexité des transactions et au décalage parfois observé entre cédants et repreneuses
Ces constats illustrent que le repreneuriat féminin ne dépend pas uniquement de décisions individuelles. Il s’inscrit dans un écosystème où l’accès aux réseaux, au financement et à l’information joue un rôle déterminant dans la capacité de passer de l’intention à l’action.
Repreneuriat au féminin : mobiliser l’écosystème
Lancé en février 2026, Repreneuriat au féminin est une initiative portée par BCF Avocats d’affaires, Repreneuriat Québec et le Fonds de solidarité FTQ.
Cette initiative vise à mobiliser l’écosystème entrepreneurial québécois afin de favoriser une participation accrue des femmes à la reprise d’entreprises.
L’objectif est clair : faire passer la proportion de repreneuses de 26 % à 35 % d’ici cinq ans.
Pour y parvenir, le mouvement mise sur la complémentarité des expertises de ses partenaires fondateurs.
BCF Avocats d’affaires contribue par son expertise en droit des affaires et en transfert d’entreprises. Le Fonds de solidarité FTQ joue un rôle central dans l’accès au financement et le développement économique, tandis que Repreneuriat Québec apporte son expertise en matière de données, de recherche et d’accompagnement des repreneurs.
En réunissant ces expertises juridiques, financières et stratégiques, l’initiative vise à soutenir concrètement les femmes qui souhaitent reprendre une entreprise et à renforcer la relève entrepreneuriale au Québec.
Des actions concrètes pour soutenir les futures repreneuses
Le mouvement s’articule autour de plusieurs initiatives visant à renforcer la visibilité du repreneuriat féminin et à soutenir les entrepreneures dans leur parcours :
- la mise en valeur de parcours inspirants de repreneuses à travers des capsules vidéo
- l’organisation d’espaces de rencontres et de dialogue à travers le Québec
- le développement d’une plateforme web regroupant ressources, outils et informations sur la reprise d’entreprise
Ces actions visent à mieux faire connaître le repreneuriat et à renforcer les réseaux d’accompagnement pour les futures repreneuses.
Multiplier les repreneuses pour faire progresser le repreneuriat féminin
Le repreneuriat féminin représente aujourd’hui une occasion stratégique pour l’économie québécoise.
Alors que des milliers d’entreprises devront changer de mains au cours des prochaines années, élargir le bassin de repreneurs devient essentiel pour assurer la continuité des PME et soutenir leur contribution à l’économie des régions.
Le mouvement Repreneuriat au féminin s’inscrit dans cette mobilisation collective visant à lever les obstacles et à créer davantage d’occasions pour les femmes de reprendre et de faire croître des entreprises d’ici.
Chez BCF Avocats d’affaires, nous sommes engagés à soutenir une relève entrepreneuriale plus diversifiée et à contribuer à créer les conditions permettant à davantage de femmes de reprendre et de faire croître des entreprises d’ici.
L’avenir de nombreuses entreprises québécoises passera aussi par les femmes.
Le Québec s’apprête à traverser l’une des plus importantes vagues de transferts d’entreprises de son histoire.
Près de 50 000 entrepreneurs envisagent de céder leur entreprise au cours des prochaines années, alors qu’une proportion importante ne dispose toujours pas de plan de relève formalisé.
Dans ce contexte, une réalité interpelle : les femmes ne représentent qu’environ 26 % des repreneurs d’entreprises au Québec.
Cette situation dépasse la seule question de l’équité et soulève un enjeu économique majeur.
Le Québec mobilise-t-il pleinement son potentiel entrepreneurial pour assurer la pérennité de ses entreprises?
Une vague de transferts qui transforme la relève entrepreneuriale
Les PME occupent une place importante dans l’économie québécoise. Avec le vieillissement des dirigeants, les besoins en transfert d’entreprise augmentent rapidement, ce qui place la question de la relève au cœur des enjeux économiques des prochaines années.
Lorsqu’une entreprise ne trouve pas de repreneur, les conséquences peuvent être importantes : fermeture d’activités, perte d’emplois, disparition d’expertises et affaiblissement du dynamisme économique régional.
À l’inverse, chaque reprise d’entreprise réussie contribue à préserver des emplois, maintenir des chaînes d’approvisionnement et assurer la continuité de savoir-faire développés parfois depuis plusieurs décennies.
Le repreneuriat constitue également une voie entrepreneuriale particulièrement solide. Les données montrent que les repreneurs sont nombreux à vouloir faire évoluer le modèle d’affaires après l’acquisition d’une entreprise : 50,3 % d’entre eux prévoient transformer ou adapter le modèle d’affaires dans les années suivant l’acquisition, comparativement à 44,7 % des entrepreneurs qui créent une entreprise. (Source : Indice entrepreneurial québécois, Réseau Mentorat et Repreneuriat Québec)
La reprise ne consiste donc pas uniquement à assurer la continuité d’une organisation existante : elle peut aussi devenir un levier d’innovation et de croissance.
Élargir le bassin de repreneurs potentiels devient un enjeu stratégique pour l’économie québécoise.
Le repreneuriat au féminin apparaît ainsi comme une occasion encore largement sous-exploitée pour soutenir la pérennité des entreprises et renforcer la diversité de l’écosystème entrepreneurial.
Un potentiel entrepreneurial encore sous-exploité
Dans ce contexte de transferts d’entreprises, la place des femmes dans la reprise d’entreprises demeure limitée.
Entre 2015 et 2022, la proportion de transferts réalisés par des femmes est demeurée stable autour de 26 %, malgré une augmentation du nombre total de repreneuses.
(Source : Statistique Canada et Observatoire de Repreneuriat Québec)
Autrement dit, même si davantage de femmes reprennent des entreprises, leur poids relatif dans la relève entrepreneuriale évolue peu.
Ce constat contraste avec la place croissante qu’occupent les femmes dans l’économie québécoise. Elles dirigent des organisations, occupent des postes de direction, investissent et contribuent activement à la croissance de nombreux secteurs d’activité.
Alors que la relève entrepreneuriale devient un enjeu majeur pour l’économie québécoise, une question stratégique se pose : pourquoi une part aussi importante du potentiel entrepreneurial demeure-t-elle encore sous-mobilisée dans la reprise d’entreprises?
Pourquoi les femmes reprennent encore moins d’entreprises
Pour mieux comprendre les obstacles qui freinent encore la reprise d’entreprises par les femmes, une table ronde consacrée au repreneuriat féminin a été organisée par BCF Avocats d’affaires, Repreneuriat Québec et Aviseo Conseil.
Réunissant des acteurs de l’écosystème entrepreneurial, cette rencontre a permis d’identifier plusieurs enjeux observés sur le terrain :
- les défis de conciliation entre responsabilités professionnelles et personnelles
- la persistance de stéréotypes dans les processus de transfert d’entreprises
- une perception accrue du risque et un manque de confiance chez certaines repreneuses potentielles
- un accès parfois plus limité au financement et aux réseaux d’accompagnement
- une faible sensibilisation aux occasions de reprise d’entreprises
- des obstacles structurels liés à la complexité des transactions et au décalage parfois observé entre cédants et repreneuses
Ces constats illustrent que le repreneuriat féminin ne dépend pas uniquement de décisions individuelles. Il s’inscrit dans un écosystème où l’accès aux réseaux, au financement et à l’information joue un rôle déterminant dans la capacité de passer de l’intention à l’action.
Repreneuriat au féminin : mobiliser l’écosystème
Lancé en février 2026, Repreneuriat au féminin est une initiative portée par BCF Avocats d’affaires, Repreneuriat Québec et le Fonds de solidarité FTQ.
Cette initiative vise à mobiliser l’écosystème entrepreneurial québécois afin de favoriser une participation accrue des femmes à la reprise d’entreprises.
L’objectif est clair : faire passer la proportion de repreneuses de 26 % à 35 % d’ici cinq ans.
Pour y parvenir, le mouvement mise sur la complémentarité des expertises de ses partenaires fondateurs.
BCF Avocats d’affaires contribue par son expertise en droit des affaires et en transfert d’entreprises. Le Fonds de solidarité FTQ joue un rôle central dans l’accès au financement et le développement économique, tandis que Repreneuriat Québec apporte son expertise en matière de données, de recherche et d’accompagnement des repreneurs.
En réunissant ces expertises juridiques, financières et stratégiques, l’initiative vise à soutenir concrètement les femmes qui souhaitent reprendre une entreprise et à renforcer la relève entrepreneuriale au Québec.
Des actions concrètes pour soutenir les futures repreneuses
Le mouvement s’articule autour de plusieurs initiatives visant à renforcer la visibilité du repreneuriat féminin et à soutenir les entrepreneures dans leur parcours :
- la mise en valeur de parcours inspirants de repreneuses à travers des capsules vidéo
- l’organisation d’espaces de rencontres et de dialogue à travers le Québec
- le développement d’une plateforme web regroupant ressources, outils et informations sur la reprise d’entreprise
Ces actions visent à mieux faire connaître le repreneuriat et à renforcer les réseaux d’accompagnement pour les futures repreneuses.
Multiplier les repreneuses pour faire progresser le repreneuriat féminin
Le repreneuriat féminin représente aujourd’hui une occasion stratégique pour l’économie québécoise.
Alors que des milliers d’entreprises devront changer de mains au cours des prochaines années, élargir le bassin de repreneurs devient essentiel pour assurer la continuité des PME et soutenir leur contribution à l’économie des régions.
Le mouvement Repreneuriat au féminin s’inscrit dans cette mobilisation collective visant à lever les obstacles et à créer davantage d’occasions pour les femmes de reprendre et de faire croître des entreprises d’ici.
Chez BCF Avocats d’affaires, nous sommes engagés à soutenir une relève entrepreneuriale plus diversifiée et à contribuer à créer les conditions permettant à davantage de femmes de reprendre et de faire croître des entreprises d’ici.
L’avenir de nombreuses entreprises québécoises passera aussi par les femmes.