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Sommaires exécutifs 9 mars 2020

Des zones d’innovation pour générer de la croissance

Dans le contexte où l’économie mondiale ralentit, la croissance économique du Québec surpasse celles des principaux marchés des économies développées, notamment celle du Canada.

En effet, selon le Fonds monétaire international (« FMI »), la croissance des économies avancées serait en moyenne de 1,7 % depuis 2019 et devrait se situer autour de 1,6 % pour 2021[1]. Or, le Québec se positionne comme chef de file grâce à une croissance économique de 3,5 %, ce qui représente la meilleure performance parmi les 20 plus grandes régions métropolitaines en Amérique du Nord[2].

Plusieurs facteurs expliquent ce dynamisme propre au marché québécois, notamment la mise en place des zones d’innovation, fruit d’un investissement gouvernemental de plus de 345 millions de dollars fait entre autres en soutien au développement de 18 pôles régionaux d’innovation.

Il est évident qu’avec cet investissement, le gouvernement provincial mise sur l’innovation en tant que facteur de croissance, de réussite et de prospérité pour le Québec.

Un des avantages concurrentiels du Québec est bien entendu la proximité entre les différents protagonistes du marché. Or, les pôles régionaux d’innovation visent justement à faire converger l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation en différents secteurs géographiques du Québec, afin de stimuler la collaboration et la concertation entre les différents acteurs socio-économiques du marché. Ces zones d’innovation seront donc des lieux d’échange et de codéveloppement où la proximité des parties prenantes permettra des avancées technologiques dans une thématique spécifique.

Ainsi, depuis mai 2019, chaque région est désormais libre de développer son secteur d’activité suivant la spécialisation de chacune de ces régions. Dans le contexte de libre-échange actuel, les régions sont de plus en plus amenées à développer une spécialité précise eut égard au coût des ressources à sa disposition. Les pôles d’innovation s’inscrivent dans cette nécessité de rendre le Québec plus compétitif sur la scène internationale.

En plus de faciliter le passage de l’idée au marché et d’opérer la transition vers une croissance durable, les zones d’innovation devront prévoir des mécanismes étant en mesure d’attirer les investissements privés, locaux et étrangers, dans le but d’augmenter la productivité de nos entreprises.

Selon le cabinet comptable Mallette SENCRL, qui a été impliqué dans la première phase de cette initiative gouvernementale, le succès de tout projet de zone d’innovation passe au préalable par une vision commune régionale.

C’est en prenant en considération les réalités territoriales de chaque zone qu’un projet de zone d’innovation pourra générer de la richesse, augmenter le potentiel d’exportations, faciliter l’accès aux investissements locaux et étrangers et multiplier les opportunités de partenariats stratégiques pour les entreprises utilisatrices

Marco Murray, CPA, CMA, Associé – Services-conseils chez Mallette

Tenir compte des forces distinctives de chaque partie prenante aux zones d’innovation devient d’ailleurs un incontournable, et c’est la mise en commun de ces forces qui permettra de créer une réelle valeur ajoutée pour l’ensemble du territoire.

Cette concentration d’entreprises et d’institutions d’un même secteur au sein de différents pôles d’innovation prédispose non seulement les entreprises innovantes de ces régions à se concerter entre elles, mais elle les rapproche également d’un ensemble d’industries complémentaires telles que les centres de recherches, les universités, les institutions gouvernementales et les associations d’affaires. Ces interactions entre les différents protagonistes du marché permettent de créer des synergies considérables qui bénéficient à l’ensemble de la province.

Suivant l’adoption du projet de loi no 27, soit la Loi concernant principalement l’organisation gouvernementale en matière d’économie et d’innovation, le mandat d’Investissement Québec s’est vu considérablement élargi afin de renforcer la supranationalisation des entreprises, leur productivité et leur compétitivité.

Dans ce contexte, le projet de développement des pôles régionaux d’innovation demeure d’autant plus d’actualité puisque celui-ci vise à augmenter la commercialisation des innovations et à faire du Québec un pôle d’attractivité pour les investissements privés, locaux et étrangers. La mise en place de structures et de processus encourageant l’innovation, le partage d’idées, la prise de risque et l’ouverture prend tout son sens[3].

 

[1] International Monetary Fund, Real GDP Growth, octobre 2019, [En ligne : https://www.imf.org/external/datamapper/NGDP_RPCH@WEO/OEMDC/ADVEC/WEOWORLD/USA/CAN] [2] Conference Board of Canada, Metropolitan Outlook 1 :Economic Insights into 13 Canadian Metropolitan Economies — Autumn 2019, [En ligne : https://www.conferenceboard.ca/e-library/abstract.aspx?did=10466] [3]  http://cpp.hec.ca/cms/assets/documents/recherches_publiees/CE-2010-04_Innovation_et_TIC_oct2010.pdf

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