BCF au cœur de l’écosystème des fonds d’amorçage

9 novembre 2017

Le 2 novembre dernier, BCF recevait quatre représentants de nouveaux fonds d’investissements pour partager leur expérience et parler des défis de cette industrie en 2017 dans le cadre d’un panel de Réseau Capital organisé conjointement avec Investissement Québec grâce au leadership de notre associée Mireille Fontaine.

La causerie a permis aux participants de mieux comprendre les différentes stratégies déployées par ces fonds et leur positionnement, selon les spécificités de leurs écosystèmes respectifs.

Les panélistes étaient Richard Bordeleau, président de Fonds Innovexport, Sylvain Carle, associé chez Orbit, Richard Cloutier, président et chef de la direction d’Ecofuel, et Élizabeth Douville, associée principale d’Amorchem. Sébastian Boisjoly, directeur du capital de risque et des fonds d’investissements d’Investissement Québec, agissait à titre de modérateur.

Après avoir présenté les vocations de leurs fonds respectifs, les panélistes ont répondu aux questions de Sébastian Boisjoly.

« Amorchem est un fonds d’amorçage en sciences de la vie où nous allons très en amont pour chercher des technologies innovatrices dans le domaine thérapeutique, a expliqué Élizabeth Douville. On incube et on les fait maturer ces projets et on les présente à l’écosystème. Pour faire cela, nous sommes cinq associés qui avons de l’expertise scientifique. On identifie les bonnes opportunités et on fait en sorte de les amener jusqu’au stade d’entreprises. L’innovation dans les universités est incroyable mais il faut du temps et de la patience pour déterminer quels projets doivent être développés, et seront viables. »

Orbite est un fonds qui oeuvre dans les nouvelles technologies et qui a favorisé l’amorçage de 80 projets sur quatre ans. Ecofuel, pour sa part, œuvre dans le secteur des technologies propres et travaille avec huit à dix entreprises dans chaque cohorte. C’est un fonds d’amorçage qui agit également comme accélérateur.

« Des entreprises de partout au Canada postulent chez nous, dit Richard Cloutier, président et chef de la direction d’Ecofuel. Il y a dix fois plus de startups aujourd’hui, qu’en 2005. Notre écosystème a grandi. Un point intéressant à soulever est que pour chaque dollar qu’on investit, on attire de cinq à six dollars de l’étranger. Il y a vraiment un effet de levier. » Le Fonds Innovexport, pour sa part est basé à Québec.

« Il y a, à Québec, un tissu industriel et technologique important, dit Richard Bordeleau, président. On voulait créer un fonds qui permette aux entreprises de voir le jour et de connaître du succès et de grandir, avec un continuum de financement pour les aider à partir de la phase du pré-revenu, jusqu’à l’étape des profits récurrents. On peut aller jusqu’à quatre millions en financement pour une entreprise. Nous travaillons avec des partenaires, Investissement Québec, le Fonds de solidarité, la Caisse de dépôts et Fondaction. Les entreprises qui sortent de chez nous seront déjà sur le radar de ces partenaires institutionnels. Nous avons une quinzaine d’entreprises dans notre portefeuille actuel. »

Les fonds d’amorçage sont en perpétuelle évolution et doivent s’adapter aux changements du marché et aux besoins des entreprises en devenir. Les quatre fonds présentés doivent donc régulièrement ajuster leurs façons d’intervenir auprès de ces startups pour améliorer leurs chances de réussir. Au final, le panel a permis aux personnes présentes de mieux comprendre ces enjeux, les modes d’opération de ces fonds, et leurs critères pour choisir les startups qu’ils vont aider.

Ces informations sont d'autan plus pertinentes pour les startups membres du programme exclusif de parrainage BCF Imagine.

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