Les enjeux de l'heure en matière de mobilité globale des employés - 28 février 2017

28 février 2017

INFOLETTRE MOBILITÉ GLOBALE DES EMPLOYÉS

CANADA

Le Parlement européen approuve l’entente Canada-UE

Après de longs débats, le Parlement européen a approuvé le 15 février dernier l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. 58 % des membres ont voté en faveur de la ratification de l’Accord économique et commercial global (AECG), ouvrant la voie à la mise en œuvre de la plupart de ses mesures au printemps 2017. Le premier ministre Justin Trudeau a qualifié l’accord commercial de « progressif » et a ajouté que « les échanges commerciaux permettent la création d’emplois pour la classe moyenne ».

Non seulement l’AECG abolit ou éliminera progressivement la quasi-totalité de tous les droits de douane exigés actuellement, il ouvre également un nouveau marché à une vaste gamme de produits, dont les produits agricoles. Il reconnaît de plus les titres de compétences et harmonise les normes en matière de travail et d’environnement des deux partenaires commerciaux. Le chef du NPD, Tom Mulcair, un des nombreux détracteurs de l’AECG au Canada, a soutenu que ce type d’accord commercial « provoque en fait une réduction des salaires et une détérioration des conditions de travail des travailleurs canadiens. »

Vous trouverez plus d’informations à ce sujet ici.

Montréal : meilleure ville universitaire du monde

La cinquième édition du classement de l’Institut Quacquarelli Symonds (QS) a couronné Montréal comme meilleure ville universitaire du monde, parmi les 100 villes les plus prisées par les étudiants.

Mettant fin au règne de Paris, Montréal est également reconnue comme la « ville la plus intelligente au monde » selon QS, en raison du développement de son industrie de l’intelligence artificielle. Paris a quant à elle perdu son titre en raison de reculs quant au coût de la vie et de son attractivité.

Le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, a d’ailleurs souligné que dans le contexte actuel, plusieurs chercheurs préfèrent Montréal aux États-Unis. « Les standards sont semblables, et la reconnaissance de nos diplômes est commune. »

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ÉTATS-UNIS

Douaniers américains & médiaux sociaux

Les États-Unis envisagent d’élargir le pouvoir de ses douaniers afin de leur permettre d’explorer en détail les activités en ligne de voyageurs étrangers.

Une nouvelle question sur l’utilisation des réseaux sociaux, officiellement « optionnelle », a d’ailleurs été introduite dans un formulaire électronique utilisé par les ressortissants d’une quarantaine de pays afin de réclamer une exemption de visa. Emma Llanso, spécialiste des questions de liberté d’expression au Center for Democracy Technology, note que des douaniers ont exigé à plusieurs reprises les codes d’accès de téléphones intelligents afin de pouvoir en explorer le contenu, et que des demandes relatives aux réseaux sociaux ont également été rapportées. Les douaniers disposent d’une « grande latitude dans la conduite de fouilles. La question est de voir jusqu’où ils peuvent aller dans leur exploration. »

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Projet de loi C-23 : plus de pouvoir pour les douaniers américains

Le projet de loi C-23 pourrait octroyer davantage de pouvoir aux agents des services frontaliers des États-Unis face aux citoyens canadiens, selon certains experts juridiques. Ces derniers précisent notamment que le droit des Canadiens d’interrompre une séance d’interrogation et de renoncer à franchir la frontière serait remis en cause et pourrait possiblement entraîner leur arrestation.

Néanmoins, les représentants de Sécurité publique Canada assure que le projet de loi impose des limites aux pouvoirs des agents américains et qu’il n’y a pas lieu de craindre le nouveau système de précontrôle à la frontière canado-américaine.

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Scientifique de la NASA détenu à la frontière américaine

Le 30 janvier dernier, Sidd Bikkannavar, scientifique américain né aux États-Unis œuvrant pour le Jet Propulsion Laboratory de la NASA, a été contraint par les agents douaniers de l’aéroport de Houston à leur remettre non seulement son téléphone intelligent, propriété de la NASA, mais aussi le NIP donnant accès aux informations qu’il contenait, alors qu’il revenait d’un voyage personnel en Patagonie. Malgré ses explications répétées quant aux informations hautement confidentielles contenues dans son appareil, le scientifique n’a pu faire fléchir les agents. Son appareil lui a été remis environ 30 minutes plus tard.

Monsieur Bikkannavar détient un passeport valide et, étant appelé à voyager fréquemment, est inscrit au Global Entry program, programme du service américain des douanes et de la protection des frontières (CBP) qui facilite le passage à la frontière des voyageurs préautorisés à faible risque.

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